Le sanctuaire de Nsimalen


Autour de l'arbre sur lequel la Vierge Marie se serait placée, s'est développée la vie d'un sanctuaire. L'arbre fut nommé " arbre de la paix ".

On construisit progressivement autour de son tronc un sanctuaire, avec un autel pour y célébrer la messe ; puis, sur le côté, à gauche, un chemin de Croix ainsi qu'un lieu de vénération de la Croix. Cinq sources avoisinantes furent désignées pour leurs propriétés bienfaisantes. Les pèlerins prirent aussi l'habitude d'aller plonger dans les lieux appelés :       
" piscine".

Un pèlerin qui se rend au sanctuaire de Nsimalen plongera à la piscine, il boira l'eau de la source, fera la pénitence (un chemin de Croix à genoux), dira son chapelet et terminera par un temps d'adoration silencieuse devant le tabernacle. Certains groupes s'engagent à assurer une fois par mois une nuit de prière au sanctuaire. Certains malades demeurent au sanctuaire pour un temps de prière et de demande de guérison.

On peut constater qu'il y a toujours un flux de personnes durant la journée et de grandes foules les 13 de chaque mois, ainsi qu'aux grandes fêtes mariales, spécialement le 1er janvier, les 13 mai jour anniversaire des apparitions et le 15 août.

La nomination d'un recteur a permis d'ancrer plus ce sanctuaire dans la grande liturgie de l'Eglise, puisque la messe y est maintenant célébrée quotidiennement et que les groupes animent régulièrement des temps de prière.

Depuis la première apparition, il s'est développé toute une nouvelle manière de prier dans de nombreux groupes, à Douala, à Yaoundé et dans d'autres lieux. On y retrouve :
   

  •   La récitation de neuvaines   
  •   Les chants transmis au cours des messages   
  •   Les chemins de Croix à faire à genoux   
  •   Les nuits de prière et la remise en valeur de l'adoration eucharistique   
  •   Les prières d'intercession pour les cas difficiles   
  •   La création de petites communautés dans les quartiers liées à l'écoute, au partage de la Parole de Dieu et à la prière. Beaucoup de ces groupes se rattachent directement à Nsimalen.


Il a été donné beaucoup de chants (des centaines), des prières litaniques (au Saint-Esprit, au Saint Sacrement, au Cœur immaculé de Marie, aux saints….) qui ont éduqué une sensibilité religieuse et intériorisé beaucoup d'âmes.

La forme répétitive fixe l'attention et canalise l'imaginaire qui, bien souvent, s'envole dans la prière silencieuse. Certaines autres formes de dévotion comme  " le chapelet continental de la Paix "  ont pour but d'éduquer à prier aux intentions de Marie sur chaque continent, et spécialement pour la paix. Cela ouvre la prière des fidèles à quelque chose de plus universel, à la catholicité.

 

Pour la solennité de Marie Mère de Dieu, le 1er janvier 2006, la Messe pontificale a été concélébrée par son Excellence cardinal Christian Tumi et Mgr Athanase Mballa, évêque émérite de Bafia, et l'évêque du lieu: Mgr Victor Tonye Bakot, Archevêque Métropolitain de Yaoundé avec environ 50 prêtres et près de 15000 pèlerins. L'année suivante, le 1er janvier 2007, son Eminence le cardinal Philippe Barbarin, Archevêque de Lyon et Primat des Gaules, avait été invité pour présider ces cérémonies. L'année suivante, le 1er janvier 2007, c'est son Eminence le cardinal Philippe Barbarin, Archevêque de Lyon et Primat des Gaules, le grand  invité du jour, qui présida ces ceremonies

 

Par un décret du 30 mai 2004, Monseigneur Victor Tonye Bakot ouvrit officiellement le site du sanctuaire de Nsimalen à la prière publique. Le jour de la Pentecôte, à l'annonce de cette décision, la cathédrale de Yaoundé vibra sous les applaudissements. L'Archevêque témoigne : " j'ai senti que je venais de libérer les cœurs "
Au sanctuaire, on peut observer un flux de personnes durant la journée et de grandes foules les 12 et 13 de chaque mois, ainsi qu'aux grandes fêtes mariales, spécialement le 1er janvier, les 13 mai jour anniversaire des apparitions et le 15 août. La nomination d'un recteur a permis d'ancrer plus ce sanctuaire dans la grande liturgie de l'Eglise, puisque la messe y est maintenant célébrée régulièrement et que les groupes animent des temps de prière.

Le 1er Janvier 2011, l'archevêque de Yaoundé a posé la première pierre d'une cité mariale qui comprendra une basilique, une grande salle de conférence, des logements pour les pèlerins et d'un lieu où l'on pourra faire ses achats